Convent Rope Hell aka Dan Oniroku: Shuudôjo nawa jigoku (1984)

091 Inédit On reprend le film précédent, on reprend les mêmes (Katsuhiko Fujii, Oniroku Dan, Akira Nakano, Miki Takakura), on rajoute un petit rôle pour Asami Ogawa, on muscle à peine le scénario, on change surtout le … costume et on obtient un pinku bondage certes primaire et « pour de rire » mais de forte belle facture. Nota: cet article m’a valu 3 jours de suspension par wordpress, il m’a fallu réciter 3 avé et 3 pater pour me faire pardonner.

Résumé : Takako (Miki) pour cause de drame avec un mari volage, prend le voile et devient sœur Marie dans un couvent dirigé par intérim par sœur Cécile (Asami). Un écrivain, mécène du monastère remarque la petite Marie et son amour malheureux tente de la retrouver.
Oh ! Marie, si tu savais… tout le mal qu’on va te faire …

Commmentaire sur le film : La nonne-exploitation a plusieurs visages : la sensualité perverse du couvent de la bête sacrée, les « chaudasses » de Koyu Ohara…ici, c’est davantage un décor pour un bondage esthétisant. La religion catholique ne constitue qu’un fond parfois utilisé avec génie par le réalisateur : les scènes sur la croix et sur la couche sont bâties comme des tableaux religieux en clair-obscur. Du grand art ! Lire la suite

Beauty Rope Cosmetology aka Bijo nawa geshô (1983)

090 Inédit Un pinku bondage ”primaire” d’après une nouvelle d’Oniroku Dan au scénario particulièrement léger bénéficiant toutefois de la présence si particulière de Miki Takakura et de la réalisation honnête de Katsuhiko Fujii.

Résumé : Hanako (Miki Takakura), jeune étudiante, fille d’un grand patron se fait enlever par un malandrin et son jeune sbire adepte de la photo de bondage. La pauvre Hanako subit bien des tourments. Pourra-t’elle compter sur son père pour sortir de cette épreuve ?

Commentaire sur le film : Dès qu’on voit Oniroku Dan, on pense : cordes savamment nouées, fouet et suspension et … on a raison. Le scénariste Akira Nakano n’avait pas grand’chose à se mettre sous la dent, le service est donc minimum. Que retenir de ce film ? Que Katsuhiko Fujii fait une réalisation correcte avec un travail agréable sur les couleurs, la lumière et les miroirs dans un décor minimaliste ? Que Miki Takakura est toujours magnifique quelle que soit sa tenue : uniforme scolaire, kimono avec cordes, robe blanche et loup…. ? Lire la suite

Erotic Diary of an Office Lady aka OL kanno nikki: Ah! Watashi no naka de (1977) aka Journal érotique d’une secrétaire

Commentaire C002 : Un élégant pinku de Masaru Konuma sur les affres d’une encore jeune secrétaire (Asami Ogawa) prise entre ses contraintes et ses rêves.

Résumé : Vie quotidienne d’une employée de bureau à disposition des chefs de service, coincée dans le quotidien (son vieux père, ses collègues de travail) et dans ses aspirations d’avenir et de maternité et ses envies sexuelles.

Commentaires sur le film : Voilà un sujet banal sur la triste condition de vie des secrétaires érotisé et sublimé par Masaru Konuma et personnifié idéalement par Asami Ogawa à la fois triste et superbe. Le propos pourrait être seulement grivois ou mélo, Konuma en fait une fable sur la condition des femmes  dévouées leur famille, travaillant dans des  postes subalternes et ingrats. Leurs amours ancillaires avec des hommes, avec leurs chefs seront forcément décevants. Elles savent qu’elles ne sont que des objets affriolants pour eux. Lire la suite

Attacked ! aka Osou! aka Harcelée! (1978)

Commentaire C001 : Une nouvelle variation d’Yasuharu Hasebe assez réussie toujours aussi « second degré » sur le viol non dépourvue d’une dose de comique, bien interprétée par Asami Ogawa.

Résumé : La « jolie » contractuelle Kumiko Kawai qui en pince pour l’inspecteur Tamura tout comme sa collègue Eiko (Yôko Azusa) est victime d’une agression. Il semble qu’un violeur en série écume la ville, Tamaru est sur les dents. Après avoir cherché en vain son agresseur, Kumiko subit une série d’agressions.

Commentaire sur le film : Cette énième variation présente quelques intérêts. Par l’emploi massif de musique classique, Hasebe introduit le second degré (le dernier « viol » est accompagné par…L’Hymne à la joie !) et dédramatise la succession de viols, tout cela est « pour de rire ». D’ailleurs, presque tout le monde fornique dans ce film (suspects, collègues…) et les autres y pensent fortement (Kumiko et le lycéen). Les scènes dites chaudes se succèdent à un rythme effréné y compris avec triolisme. Lire la suite

Female Cat aka She Cat aka Meneko (1983)

089 Un pinku médico-yakuza confus dans son scénario et oscillant entre différents genres et tonalités. Il bénéficie d’un casting de rêve (5 superbes créatures dont 3 inconnues) et d’une bonne maîtrise du réalisateur Shingo Yamashiro ou de son équipe technique.

Résumé : Pas simple ! Deux femmes gynécologues tenancières d’un refuge pour femmes en détresse et au lourd passé rencontrent une autre femme mystérieuse à une fête gay qui se termine par une série de coups de feu. Bien vite, le lien s’établit avec les agissements d’une famille mafieuse sévissant dans le médical et bien connue de nos dames. Coups de feu et vengeance, amour et trahison vont bientôt se succéder.

Commentaire sur le film : Il y a des points forts dans ce film inhabituellement long (1h26), le rythme soutenu, la qualité de certaines scènes (il arrive même à renouveler et à « torridifier » les scènes sous la douche), le très bon choix des actrices. Puis, il y a le ridicule : la « chose »   support de l’intrigue que tous les yakuzas recherchent, et le règlement de compte final où nos héros obtiennent un 20/20 en blessures mortelles et au vu de leur façon de tirer ce n’était pas gagné. Lire la suite

Trois ans…

Une année en demi-teinte, dense pour le premier semestre puis plus épisodique après.

Plus de temps pour ma famille et le travail donc moins pour les loisirs. Ne pas se forcer et garder le plaisir est essentiel pour durer et avec près de 90 tradhisons les quelques lecteurs ont de quoi s’occuper. De plus, les films à présent ont davantage de dialogues. Finis les 200-400 lignes et place aux 600 et plus, le rythme est donc plus poussif.

La fréquentation progresse mais reste anecdotique et c’est toujours très bien comme cela. Je serai bien embêté si j’avais 500 visiteurs par jour. Ce blog perdurera donc dans sa ligne cinéphilique actuelle : le pinku classique (1970-1985) mais devrait évoluer suivant le temps que j’arriverai à dégager. Lire la suite

Oniroku Dan: Rope and Skin aka Dan Oniroku nawa to hada (1979)

088 Le dernier film de Naomi Tani, avec la réalisation du maître ès tortures Shôgorô Nishimura d’après une histoire d’Oniroku Dan et sur un scénario d’Isao Takagi. Bref que du bon à l’affiche pour ce film en costumes qui s’inscrit dans l’univers de La Pivoine Rouge.

Résumé : Okoma, la Cerise Rouge est une joueuse professionnelle dans le monde des yakuza. Elle veut prendre sa retraite mais la dernière partie tourne mal et son futur bonheur s’évanouit. L’heure de la vengeance viendra.

Commentaire sur le film : Ce film est important dans l’histoire du roman porno : le dernier tourné par l’égérie du pinku SM. La Nikkatsu a vu grand : un bon réalisateur connu pour ses films SM avec qui elle a beaucoup collaboré, un scénario qui la met en valeur,  un budget conséquent, un univers bien restitué de yakuza en kimono et  de vastes tatouages colorés.
Le résultat est atteint : la réalisation est efficace, le rythme agréable et les dialogues soignés, tout en gardant les marqueurs du genre : suspensions, cordes, lavements, coups de bambous et actes en conséquence… Lire la suite

Black Rose Ascension aka Kurobara shôten (1975)

087 Encore un Tatsumi Kumashiro intéressant au superbe casting : Naomi Tani (sans corde) , Meika Seri et Shin Kishida. Loin des clichés du genre, il explore les affres existentielles du monde des fabricants du roman porno.

Résumé : Juzo (Shin Kishida) réalisateur de pinku eiga est lâché par Meiko son actrice fétiche (Meika Seri ) enceinte d’un acteur. Il découvre bientôt par hasard la femme parfaite pour lui : Ikuyo (Naomi Tani) mais comment la convaincre de tourner dans ses films ?

Commentaire sur le film : Drôle, désespérant, pour tout dire profondément humain où espoirs et bassesses, stupre et fidélité s’entremêlent. Nous sommes loin des clichés du genre et Naomi Tani est pratiquement utilisée à contre-emploi. Le découpage de l’histoire est également intéressant. Loin de saupoudrer son film de scènes chaudes, Kumashiro concentre tout au début et surtout dans une fin longue et paroxystique. Lire la suite

Sex Hunter: Wet Target aka Sekkusu hantâ: Nureta hyôteki (1972)

086 Plus film de crime que pinku réalisé par Yukihiro Sawada. Le propos sombre et désespérant n’est hélas pas tenu dans la durée malgré quelques talents sur les scènes d’intérieur. Les scènes d’actions demeurent ridicules et l’interprétation de Georges Harrison frise le comique.

Résumé : Petit délinquant Haruhiko apprend en prison le décès de sa demi-sœur Natsuko. Des soldats américains en partance pour la guerre de Corée sont mêlés à sa mort. Haruhiko cherchera la vérité auprès d’Etsuko témoin des faits. Elle travaille dans le même cabaret que sa sœur défunte et se produit dans des « live shows » pour des soldats américains autour desquels gravitent des voyous japonais dont le dénommé Taki. La vengeance peut commencer…

Commentaire du film : Le thème aurait pu être intéressant : Les bases américaines au Japon pendant la guerre de Corée, l’impunité dont bénéficie ces soldats, les japonais qui profitent ou qui subissent, les sang-mêlés… Le tout est sombre et sans espoir. Malheureusement, le traitement n’est pas à la hauteur. Lire la suite

Dream Crimes aka Muhan (1985)

085 Pinku pouvant être rattaché à l’univers de Nami (Angel Guts) réalisé par le peu convaincant Naosuke Kurosawa qui peine à interpréter l’œuvre de Takashi Ishii.

Résumé : Yû (Rei Akasaka) est une tueuse à gage embauchée par un vil yakuza pour tuer un inconnu nommé Oda. Muni de son lourd passé, elle croisera une réminiscence de son amour de jeunesse et sa victime.

Commentaire sur le film : Rei Akasaka a beau interpréter une dénommée Yû, son lien avec les Angels Gut est sans ambiguïté. Son passé (viol traumatisant et « primordial »), l’omniprésence du monde de Takashi Ishii : la ville, la nuit, la pluie, tout rappelle Nami, même le nom de famille du jeune garçon : Tsuchiya. Lire la suite