Sex Rider: Wet Highway aka Sex rider: Nureta highway (1971)

118 Un roman porno plaisant  façon road-movie démoniaque et « pour de rire » qui esquive le « lourdingue » grâce à des personnages plus denses qu’à l’ordinaire et au moins deux scènes superbes signées Koretsugu Kurahara.

Résumé : Mina (Mari Tanaka) la veille de son mariage, rencontre son amant. Ils boivent, fument et … Sur le retour, elle renverse un clochard. L’amant fuit, Mina pleine de remords retourne sur les lieux du forfait…Est-ce une bonne idée ?

Proposition de titre : Dérapage sur route humide (Je sais, c’est un peu facile)

Commentaire sur le film : Décidément Koretsugu Kurahara est un réalisateur intéressant. Il aura pu faire dans l’exagération façon Hasebe dans Raping! mais malgré l’aspect non réaliste des situations et des infortunes qui s’accumulent, il préfère s’investir dans son couple maudit, Lire la suite

Daydream of Love aka Ai no hakuchumu (1980)

117 Inédit Un pinku signé Kôyû Ohara avec un scénario, une belle facture technique et de jolis minois sur la confrontation réussie entre fille (Yôko Hatanaka) et belle-mère (Yuki Kazamatsuri) chez les riches oisifs du bord de mer. Il y a  des fins de crise d’adolescence qu’on souhaiterait éviter ! La tradhison est le fruit d’une collaboration avec Olrik qui a en fait l’essentiel.

Résumé : voir  l’article d’Olrik

Proposition de titre : Rêve d’amour (…d’une jeune garce)

Commentaire : Kôyû Ohara est un bon faiseur et ici, il avait les moyens de ses ambitions en s’appuyant sur le scénario d’Akira Nakano. Les riches vivent dans un monde frivole mais peuvent faire montre de cruauté si on menace leur douce quiétude. L’histoire de la fille qui ne veut pas qu’une nouvelle maman lui prenne son papa chéri est classique mais le scénario à l’intelligence d’arriver à nous surprendre au dénouement. Bande-son, image, cadrage, montage, tout est efficace pour contribuer à l’intérêt du film. Les autres points forts résident dans la distribution. En premier lieu,  Yôko Hatanaka Lire la suite

Uniform Virgin Pain aka Seifuku shojo no itami (1981)

116 Inédit : Un Mamoru Watanabe genre « Rape and revenge kawai »  toujours aussi ambigu sur le passage à l’adulte via la perte de la virginité. Mais, il ne suffit pas de mettre le joli minois de Jun Miho pour tout excuser et pour faire passer au second plan le personnage principal d’Emi interprétée par Mieko Aoki.

Résumé : Deux copines partent en discothèque, Mari (Jun Miho) triomphe sur la piste de danse, Emi se fait violer dans les toilettes pour son première rapport sexuel. Pire, elle se sent obligée de retourner avec ses tourmenteurs dans un mélange de honte-plaisir dont elle s’entretient avec sa copine. Emi récidive avec le frère de Mari pour trouver une réponse qui ne lui convient pas et tente de se suicider. Mari est certes chamboulée mais se donne au premier venu qui lui paie une robe, histoire de se débarrasser de sa virginité, puis règle leurs vilains comptes aux agresseurs de sa copine.

Proposition de titre : Les Affres de la Virginité Perdue

Commentaire sur le film : J’ai un peu de mal avec l’immoralité assez constante de Mamoru Watanabe. Se centrer sur la beauté de Jun Miho (1er film) comme il le refera avec Kazumi Kawai ne suffit pas à camoufler le caractère malsain du film, du viol de la copine à l’assassinat du voyou. Ici encore, le scénariste Kazuo ‘Gaira’ Komizu livre une histoire Lire la suite

Beautiful Sisters: Flesh Slaves aka Bishimai nikudorei (1986)

115 Titre trop racoleur pour ce pinku. Sombre en lumière, frivole en bande-son, huis clos au scénario faible, riche en scènes chaudes, le film de Katsuhiko Fujii en dépit de quelques éléments intéressants peine à nous convaincre de son intérêt.

Résumé : Reiko Yumioka (Rei Akasaka), belle dentiste lesbienne ouvre son cabinet avec sa petite sœur Kyoko (Megumi Kiyosato). Un client les menace, les violente. Il s’avère être un petit voleur très recherché par la police.  Reiko subit aussi les assauts de son ex-professeur qui veut bien l’aider moyennant rétribution en nature hebdomadaire. Kyoko pour qui l’assaut fut plaisante découverte s’amourache du malfrat, refuse d’aider sa sœur à se débarrasser de l’importun et en veut même à celle-ci de prendre plaisir aux rapports subis. N’y a t’il une alternative qui pourra réconcilier les sœurs ?

Proposition de titre français : l’emprise de la chair au cabinet dentaire

Commentaire sur le film : Le principal défaut du film est son manque d’intérêt. Le scénario de Masayasu Daikuhara est faible. Les espoirs de tension dus à la violence de la séquestration retombent vite. Nous n’aurons pas un film oppressant malgré la scène de la douche. Sont plus gênant, les deux sous-entendus du film : la révélation du plaisir dans le viol de la petite Kyoko et l’idée qu’une bonne Lire la suite

Lesbians in Uniforms 2 aka Sêrâ-fuku: Yurizoku 2 (1983)

114 Inédit S’il n’a pas la « fraicheur » du premier, ce second opus fait monter la chaleur de quelques degrés. La fréquence des fornications estivales des toujours aussi belles Natsuko Yamamoto et  Kaoru Oda rend ce pinku carrément torride. Tu m’étonnes que le climat en est tout déréglé ! C’est le seul argument appréciable de cette petite comédie.

Résumé : Miwako-Natsuko vient retrouver Naomi-Kaoru qui travaille dans un petit restaurant, le temps des vacances scolaires. Après quelques échanges coquins, elles retrouvent leurs copains de classes Ippei et Mizushima ainsi que Mlle Junko à la recherche (forcenée) du grand amour. Naomi rencontre M. Iwaki vendeur de breuvage et ils forniquent ensemble pendant que Miwaki s’accouple à M. Yano, étudiant brillant qui a une soeur aux tendances incestueuses et qui s’envoie en l’air avec Ippei, l’ex de Naomi, puis avec Miwaki. Les copines se disputent, puis se rabibochent le temps que Naomi se fasse violer par M. Yano ce qui les réconciliera définitivement, pendant que Junko fera son affaire de Mizushima ex de Miwako.

Proposition de titre français : Les Tribades du Lycée 2

Commentaire sur le film : Les « quelques » éléments sociologiques du 1er volume sont ici évacués. C’est une petite comédie « chaude » de l’été, les filles sont belles et entreprenantes, les mecs, nuls comme d’habitude et les « richards » sont des misérables qui s’en tirent bien. Mis à part ce dernier point, le propos serait très consensuel. Ça fornique partout et tout le temps pour le plaisir visuel du spectateur. Lire la suite

Rope Hell aka Nawa jigoku (1978)

113 Un Dan Oniroku (SM-Bondage) qui  bénéficie du savoir-faire de Kôyû Ohara et de la présence de Naomi Tani et Nami Aoki sur fond de rivalité entre clans yakuzas mais qui ne transcende pas ce sous-genre par manque de parti pris des scénaristes sur ce thème. Il faut dire que nos « héros » ne sont pas très futés.

Résumé : Un boss yakuza meurt, sa fille Akiko (Naomi Tani) décline la direction de la petite entreprise et manque de se faire violer par un sbire du clan. Celui-ci y laisse un doigt, non juste un doigt et part à la concurrence. La femme d’un autre sbire a contracté des dettes auprès de la concurrence. Sa fille Machiko (Nami Aoki) en pâtit grave. Voulant sauver la petiote, Akiko tombe elle-même dans le panneau. Ses affaires ne s’arrangeront pas.

Commentaire sur le film : Bonnes actrices au joli grain de peau, belles images, cadrages soignés…et pourtant on sent qu’il manque quelque chose : …. un quelconque intérêt sur la chute de ce clan yakuza et sur les tourments SM que subissent nos héroïnes. Lire la suite

Midnight Fairy aka Mayonaka no yosei (1973)

112 Malgré une construction bancale du scénario tanguant entre les deux personnage principaux, Noboru Tanaka par sa virtuosité et  Yuri Yamashina par sa présence sauvent brillamment ce pinku oscillant entre handicap, crime sordide et vengeance de classe.

Résumé : Canari, jeune femme légèrement « demeurée » vit avec son bébé chez sa « soeur » tenancière de bar interlope qui la prostitue à l’occasion à tous les « papas » qui passent. Kazuo est une petite frappe qui ne supporte pas que les riches puissent être heureux. Canari secoure ce nouveau « papa » qui touché par sa gentillesse l’emmènera dans sa croisade antisociale consistant à salir plus que de raison la future mariée d’une bonne famille. Même une fée de la nuit n’apporte pas toujours une fin heureuse.

Commentaire sur le film :  Le déroulé de l’histoire est étrange. On suit d’abord l’attachante Canari, puis ce petit voyou de Kazuo qui domine ce couple infernal et on laisse le final à Canari. De telle sorte qu’on a du mal à trouver le propos du film : est-ce l’handicap intellectuel de Canari ? le combat de classe du psychopathe Kazuo ? L’errance de cet amour éphémère ? Le scénario d’Akira Momoi, ici encore peu inspiré, ni film de truand, ni film social ou politique. La prestation de la crapule Kazuo (Morio Kazama) n’est guère transcendante.  Pourtant, le film était intéressant pour au moins trois raisons. Lire la suite

Flight Attendant: Scandal – Hold me like a beast aka Shuchuwâdesu sukyandaru: Kemono no youni dakishimete (1984)

111 Un Komuna mineur oscillant étrangement entre les comédies en costume d’Ohara et le drame mélancolique façon Tanaka. Ce Shuchuwâdesu (hôtesses de l’air) ne s’éloigne pas des clichés :  elles sont  « fleur bleue » et dotés d’un cœur d’artichaut  ou ne sont pas farouches si elles pensent s’envoler vers de riches noces.

Résumé : On suit les quelques jours de repos entre 2 vols internationaux de 3 hôtesses de l’air et surtout de leur chef de cabine. Au programme : beuverie et chasse aux riches célibataires pour les unes et romantisme naïf pour leur cheffe.

Commentaire sur le film : Difficile de trouver grand intérêt au scénario de Watanabe Hisashi et Murakami Nosamu qui  mélange sans soucis de cohérence, thérapeute vicieux, célibataires pervers et flics travestis avec une bluette plus mélancolique. Le film fait le grand écart entre le lourdingue et la comédie romantique. Masaru Konuma apporte ses compétences de réalisateur à cette « oeuvrette » notamment pour filmer les ruts. Lire la suite

Wet Lips aka Nureta kuchibiru (1972)

110 Inédit Un Kumashiro de qualité dans la lignée de « Lovers Are Wet » sur une femme de cabaret cabossée de la vie qui n’aura pas droit à son histoire d’amour un peu à cause des autres, un peu à cause d’elle-même. Un superbe rôle pour Moeko Ezawa qui porte avec force et subtilité ce personnage.
Nota : En revanche, comme un certain nombre de Kumashiro, ce film a été un cauchemar pour le tradhiseur.

Résumé : Kanao, jeune menuisier inassouvi par la frilosité de la fille du patron s’en va rencontrer Yoko (Moeko Ezawa) une fille dans un cabaret. Après un démarrage laborieux, voilà qu’ils tombent amoureux. Leur histoire gêne le commerce du souteneur qui est occis par mégarde. Il s’en suit une fuite vers les terres natales de la dame qui embarque dans leur course sans fin Kiyoshi, un ami d’enfance et sa copine Hisako (Keiko Aikawa). L’histoire ne peut finir bien.

Commentaire sur le film : Tatsumi Kumashiro s’intéresse avec talent aux gens simples, à ceux qui ‘ont pas eu de chance ou ne savent pas la prendre. Il sait montrer leurs forces, leurs doutes comme ici avec cette fille de cabaret, forte en gueule, méprisant ses clients et surprise de découvrir l’amour avec Kanao un puceau. La fuite des amoureux et leur rencontre avec Kiyoshi et Hisako marquera toutes les limites de leur histoire et de toutes façons, la société via sa police n’aime pas les gens fragiles. Lire la suite

Glorious Moment: A Woman’s Role aka Haresugata onna emaki (1972)

109 Drame en costume sur le destin d’une geisha à l’époque Edo, copiant des œuvres classiques. Ce roman porno ambitieux est porté par une Setsuko Ogawa à l’étroit dans le scénario de Masayasu Ôebara. Isao Hayashi réalise un film soigné qui n’arrive pas à atteindre le tragique.

Résumé : Osono et son ami d’enfance Eisuke veulent avoir leur petit commerce et se marier. Malheureusement, Osono doit d’abord rembourser les dettes de son père décédé et rencontre Minoya gros commerçant qui voit tout le potentiel d’Osono comme geisha. Après l’avoir formée et avoir promis d’installer Eisuke, il l’offre au Ministre Okabe. L’argent transforme les cœurs, le pouvoir est éphémère et la beauté peut être un malheur.

Commentaire sur le film : On  sent l’ambition du projet, le soin des décors, la qualité technique de la réalisation. L’aspect pinku est modeste mais bénéficie de la présence de Setsuko Ogawa habituée à ce type de rôle (Castle Orgies, Burning Desire et une flopée d’autres). Lire la suite